En 1943, sous la direction du Révérend frère Marc STANISLAS WALLENDA, la Congrégation des frères des écoles chrétiennes crée une école artistique saint Luc à Gombe – Matadi Tumba dans le Bas-Congo pour y faire dispenser les enseignements des techniques sculpturales. En 1949, l’école est transférée à Léopoldville. En 1950, une nouvelle orientation s’ajoute, en l’occurrence, la peinture et en 1953, la céramique. En 1957, l’école saint Luc est débaptisée pour devenir Académie des Beaux-Arts et sera enrichie en 1958, d’une nouvelle orientation, à savoir: dessinateurs en Architecture.
Il est à noter qu’à cette époque, l’enseignement était organisé en deux cycles: le cycle moyen de quatre ans et le cycle supérieur de trois ans. C’est en 1961que ce cycle de 7 ans sera remplacé par les humanités artistiques d’une durée de 6 ans.
En 1962, pendant que les orientations, peinture, sculpture et céramique continueront à fonctionner comme humanités artistiques, la section des dessinateurs d’Architecture va déboucher sur la création d’un Institut Supérieur d’Architecture (ISA) formant des Architectes dans un cycle de 5 ans. Il faut savoir que l’ISA naîtra donc au sein de l’Académie des Beaux-Arts dont la direction supervisera les deux institutions jusqu’en 1975, année au cours de laquelle, Monsieur Orteli, commissaire européen, représentant du marché commun devenu aujourd’hui union européenne était venu à Kinshasa, Capitale de la République Démocratique du Congo, pour la pose de la première pierre. Cette pose marque le coup d’envoi des travaux des deux immeubles symétriques latéraux financés par le fonds européen de développement, destiné à l’ISA et abritant présentement l’ISAU. C’est en présence de Son Excellence Mabolia, Ministre de l’Education Nationale, de Monsieur Lafarge Bembika André, Directeur Général de l’Académie des Beaux-Arts et des diverses personnalités du monde politique que du monde diplomatique que la cérémonie a eu lieu.
En 1969, après un stage en Belgique de leurs trois étudiants, les frères des écoles chrétiennes auront la joie et le bonheur de diplômer leurs premiers architectes au nombre de trois ; à savoir : KIPWASA Wilson, DIAWIZANA Jean et MUKADI Romain. Le premier et le dernier cités vont en dehors de leurs activités libérales se consacrer, toute leur vie durant à la formation des architectes en qualité des formateurs. En 1971 : l’Institut Supérieur des Arts Plastiques (ISAP), l’ISGTEI, INBTP et l’ISA fonctionnent sous le label de l’UNAZA et sont dirigés par un seul Directeur Général en la personne de Monsieur BEMBIKA Nkunku André Lafarge. Vers la fin de l’année 1975, l’Institut Supérieur des Arts Plastiques « ISAP » est détaché de trois autres instituts pour évoluer seul.
En 1981, une autre réforme de l’Enseignement Supérieur intervint. Malgré elle, l’ISA va rester attaché à l’IBTP et devient une de ses sections jusqu’à la création de l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme de Kinshasa en 2010. L’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme de Kinshasa « ISAU » en sigle, a été créé par l’ordonnance n°10/071 du 30 octobre 2010. Il est la conséquence de la scission de l’IBTP et de la fusion de deux sections de l’ex Institut du Bâtiment et des Travaux Publics (IBTP), à savoir:
a. Section Architecture
b. Section Urbanisme
Faut- il rappeler que la création de l’ISAU dans sa formule actuelle a été recommandée par l’union des Architectes d’Afrique avec le soutien de la société des Architectes congolais (sac) et de l’union internationale des Architectes (U.I.A). A tous ses acteurs, il faut ajouter que son Excellence Monsieur le ministre de l’ESU de l’époque, actuellement Député National, l’honorable MASHAKO MAMBA avait soutenu à bras le corps et sans réserve le projet de la création de l’ISAU. Pour permettre au pays d’avoir sa propre école supérieure d’Architecture à même de répondre aux maintes sollicitations toujours croissantes des jeunes diplômés, avec le souci de l’inscrire, en lettres de noblesse, dans le standard des autres écoles d’Architecture de par le monde et lui offrir la possibilité d’établir des partenariats institutionnels avec d’autres établissements similaires d’Afrique, et aussi d’autres continents.
